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Les substances allergènes ont bon dos !

Allergie
Par , Psychothérapeute et Géobiothérapeute
Publié le 19 juin 2011

La médecine moderne donne comme cause des allergies, par exemple, saisonnières, le pollen, les graminées... mais elle fait manifestement fausse route !
Les substances allergènes ont bon dos !

La question qui n'est, sinon jamais, du moins trop rarement posée, c'est pour quelles raisons certaines personnes sont allergiques et d'autres pas. Quant on se la pose en science médicale conventionnelle, c'est pour montrer du doigt des prétendus facteurs génétiques. Cependant suivant ce que des recherches en épigénétique ont démontré, les gènes ne sont que des sortes de photos de l'état physiologique à un moment donné : notre carte génétique mute en permanence en fonction de notre vécu.
 
Dans un article paru dans la revue mensuelle Psychologies de juillet-août 1999 écrit par le Dr David Servan Schreiber, on relate une expérience de « Takéo » du nom de cet étudiant qui était allergique à une plante américaine très urticante, le Poison Ivy avec laquelle il avait été mis en contact dans le passé. Le Poison Ivy est une sorte de lierre vénéneux et grimpant qui pousse sur le sol comme sur les troncs d'arbres et que l'on trouve sur presque tout le territoire des USA. Takéo avait éprouvé une violente démangeaison "allergique" au bras droit suite au contact avec cette plante.                                                  

Devant témoins, le Pr Ikomi lui annonce qu’il va lui verser une goutte d’extrait de la plante en question sur le bras droit, alors qu'une simple goutte d’eau sera, juste après, déposée sur le bras gauche. Dès le dépôt de goutte sur le bras droit, Takéo ressent une démangeaison qui se manifeste de plus en plus violemment ; s'en suit un enflement, alors que rien ne se produisait, comme de juste – pouvait-on le penser–, sur l'autre bras.
 
A la surprise générale, le Pr Ikomi déclare à l'assemblée, que ce qu’il a appliqué sur le bras droit n'est en fait qu'une simple et pure goutte d’eau : la goutte de Poison Ivy lui a été versée, en fait, sur le bras gauche et sans (pourtant) que ce dernier ne présente la moindre trace consécutive de réaction cutanée, comme on aurait dû s'y attendre (du moins conformément à la croyance dogmatique en vogue dans le milieu scientifique conventionnel qui associe des vertus automatiquement néfastes à tel ou tel produit ou agent réputé toxique !).                         
Cette expérience démontre donc que ce n’est que l’idée d’être empoisonné qui entraîne l’allergie (sauf, bien sûr, dans le cas de poisons violents qui exercent toujours une agression physiologique imparable, comme par exemple l’acide sulfurique).
 
Lorsque je reçois des personnes qui croient que leur allergie est d’origine psychique (pour s’en débarrasser), elles font la découverte plus ou moins rapide, que la réaction allergène n'est en fait active, que si elle est strictement liée à une expérience traumatique antérieure.
 
Ainsi cette patiente qui vient me trouver parce que chaque année au printemps elle développe un rhume des foins ; l'anamnèse a permis de mettre au jour le fait que l'année précédant celle de la première apparition de cette affection, son compagnon l'avait brusquement et dramatiquement quittée. Elle a compris, par elle-même, qu'en fait, ce rhume lui permettait de se concentrer sur son affection allergique avec notamment comme but de l'aider à occulter ainsi le souvenir du trop douloureux événement (survenu l'année précédente à la même époque). Je l'ai accompagnée pour qu'elle puisse comprendre par elle-même qu'en fait cette affection allergique la protégeait du souvenir de l'événement traumatisant, évitant ainsi une sorte d’effet de boucle : en présence de la réaction allergique, une grande partie de son attention se portait sur la somatisation. Un travail de deuil, visant à ce qu’elle ne souffre plus de la perte de son compagnon, lui a permis de résoudre cette situation conflictuelle. L'année suivante et celles qui ont suivi, elle n'a alors jamais plus été atteinte par ce rhume des foins !
 
Ainsi, analogiquement, pour mieux appréhender la composante psychique (trop souvent ignorée) des allergies, le cas de cette patiente qui était venue me voir pour un problème d'allergie aux poils blancs d'animaux et qui, faute d'être parvenue à s'en débarrasser, venait donc en chercher et solutionner ce qu’elle pensait en être le fondement psychique. Dans un premier temps elle n'a pu faire aucun lien avec son propre vécu, comme cela est la quasi-généralité en pareil cas (l'occultation inconsciente de la situation conflictuelle originelle permet de se prémunir de la réactivation du surstress initial et opère donc comme une sorte de protection).
 
Mise doucement en conditions pour arriver à désocculter l'événement causal, elle se souvient, avec émotion, qu'enfant, elle avait un petit chat blanc, mais qu'il a fallu piquer étant donné l'état de santé jugé sans issue positive. Dans un premier temps, elle n'avait pas été d'accord de mettre fin à la vie de son chat, mais, ensuite, elle s'y était résignée mais avec une énorme culpabilité, d'où le traumatisme. Un travail de deuil lui a permis de le résoudre cette situation récurrente, qui était de ne pouvoir s'approcher des animaux à poils blancs, sous peine de déclencher une réaction cutanée importante. Lors d'un troisième rendez-vous, elle a pu caresser sans crainte mon chat blanc qui, comme fait exprès, s'était posté devant la porte de la salle d'attente ; aucune réaction "allergique" ne s'est, comme de juste, produite, ni après en pareille circonstance.
 
Ces expériences montrent que le développement d’une allergie n’a RIEN à voir avec le contact réel avec le seul prétendu allergène, mais met en jeu des croyances propres à la personne ; elle les développe dans la mesure où s’active une mémoire souffrante et même si c’est suite, par exemple, à une vaccination. La vaccination peut en effet réveiller une situation conflictuelle enfouie en rapport à la symbolique de l’organe touché : le vaccin n’est alors que le déclencheur psychologique de l’allergie.
 
Alors au lieu de s’acharner à désensibiliser de tels patients par des traitements allopathiques aléatoires, comme on le préconise la quasi-totalité du temps, ne vaudrait-il pas mieux que les responsables médicaux les informent de l’aspect psychique sous-jacent à de tels maux (comme on le fait en médecine psychosomatique) via une aide spécialisée (de type psychothérapeutique) ? Ils seraient ainsi mis en situation de mettre des mots sur les maux : par rapport à leur vécu particulier et puis, se mettre en marche, suivant leur souhait et à leur rythme, vers la désactivation des codes psychiques qui ont installé la réaction allergique.
 
 
 
 

 

Thèmes associés : Allergie , Rhume
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Les commentaires

malou lazaro

malou lazaro

26/09/2011 à 12:53:04

Mettre des mots sur des maux et chercher réellement la cause de toute manifestation allergique ...voilà qui me parait à moi plus que sensé et tellement logique ... merci pour cet article qui m'a vivement intéressée !!




Baudouin Labrique

Baudouin Labrique

22/06/2011 à 17:31:48

P.S. à François Louis qui avait écrit : « @Baudouin merci pour ces éléments je n'avais pas conscience des problèmes liés à la théorie génétique (je ne savais même pas qu'elle était remise en cause) ».
Vous ne devez pas vous excuser : constater seulement qu’ici encore le grand public est victime du discours aseptisé et politiquement correct des grands médias (lobbyisés) qui sont indécrotablement scotchés à la pensée unique et dominante.

Force est de constater que le pouvoir d’Internet se révèle et de plus en plus, redoutable comme démystification de cet obscurantisme moderne marié à vie au scientisme.

Pr Paul Feyerabend (1924-1994), Professeur de Philosophie des Sciences à Berkeley constatait déjà :

"L'idée que la science peut, et doit, être organisée selon des règles fixes et universelles est à la fois utopique et pernicieuse. Elle est utopique, car elle implique une conception trop simple des aptitudes de l'homme et des circonstances qui encouragent, ou causent, leur développement.

Et elle est pernicieuse en ce que la tentative d'imposer de telles règles ne peut manquer de n'augmenter nos qualifications professionnelles qu'aux dépens de notre humanité. En outre, une telle idée est préjudiciable à la science, car elle néglige les conditions physiques et historiques complexes qui influencent en réalité le changement scientifique.

Elle rend notre science moins facilement adaptable et plus dogmatique : chaque règle méthodologique étant associée à des hypothèses cosmologiques, l'usage de l'une nous fait considérer la justesse des autres comme allant de soi.

Le falsificationisme naïf tient ainsi pour acquis que les lois de la nature sont manifestes, et non pas cachées sous des perturbations d'une ampleur considérable; l'empirisme, que l'expérience des sens est un miroir du monde plus fidèle que la pensée pure; le rationalisme, enfin, que les artifices de la raison donnent de meilleurs résultats que le libre jeu des émotions (...)"

(...)" La science est beaucoup plus proche du mythe qu'une philosophie scientifique n'est prête à l'admettre. C'est une des nombreuses formes de pensée qui ont été développées par l'homme, mais pas forcément la meilleure (...) "

" La science est la plus récente, la plus agressive et la plus dogmatique des institutions religieuses."

(Etude réalisée par Henri Guénin-Paracini et parue le 05/04/02 – Université Paris IX Dauphine DEA n°124 – Séminaire de recherche : « Philosophie et management »).




Baudouin Labrique

Baudouin Labrique

22/06/2011 à 17:17:57

P.S. à Anne Anh-Dao, qui avait écrit : « […] généraliser que tout procède du psychologique et vouloir traiter ça par la volonté, je dis NON ! C'est même plus que dangereux de se lancer dans de telles croyances pour soi-même et les autres. »

A la lumière de la démonstration qui a été faite à propos de la génétique, de sa mythologie et de ses dogmes, je pourrais donc cette fois et avec plus de justesse retourner ainsi la « proposition » :

« […] généraliser que tout procède du génétique et vouloir traiter ça par la science, je dis NON ! C'est même plus que dangereux de se lancer dans de telles croyances pour soi-même et les autres. »




François Louis

François Louis

22/06/2011 à 17:03:02

@Baudouin merci pour ces éléments je n'avais pas conscience des problèmes liés à la théorie génétique (je ne savais même pas qu'elle était remise en cause).

J'ai aussi noté ce que vous avez dit de votre côté et que j'avais mal interprété.




Baudouin Labrique

Baudouin Labrique

22/06/2011 à 16:20:21

A Anne Anh-Dao, qui écrit : « @ François : C'est exactement ce qui se passe pour mon cas perso, c'est une histoire génétique et généraliser que tout procède du psychologique et vouloir traiter ça par la volonté, je dis NON ! C'est même plus que dangereux de se lancer dans de telles croyances pour soi-même et les autres. »

1° Je ne généralise rien : il faut savoir me lire (voir post précédent) : je n’ai JAMAIS prétendu que les allergies et les asthmes avaient une origine psychologique.

2° « se lancer dans de telles croyances pour soi-même et les autres. »
Les croyances sont plutôt du côté de la « mythologie de l’ADN » comme le nomme le Pr Jacques Testart :
:
"Une véritable mythologie a été créée autour de l’ADN, entraînant une vénération un peu apeurée des citoyens. Mais c’est en confondant cette molécule chimique avec la vie, en décrivant ses effets selon un schéma mécaniste et exclusif, et en réduisant la part de l’environnement dans le fonctionnement de tout être vivant. (...) Pourquoi ces échecs malgré la qualité des chercheurs et les moyens importants à leur disposition ? En grande partie à cause d’une approche trop réductionniste mais la volonté récente de prise en compte de la réalité du vivant nous laisse toujours incapables de maîtrise si ce n’est de compréhension devant l’énorme complexité. « Qu’est-ce qu’un gène ? », cette question qu’on croyait résolue depuis longtemps, vient d’être à nouveau posée par des généticiens éminents mais perplexes … C’est qu’on est bien loin d’avoir compris comment fonctionne le génome même si on est capables de le décrypter .Ainsi y a t-il un véritable décalage entre nos capacités pour décrire l’anatomie de l’ADN et notre incompétence persistante pour comprendre « comment ça marche ».
La conséquence est claire : pour rentabiliser les énormes investissements dispersés sur les chantiers hégémoniques de la génétique, et pour maintenir la mystique du gène comme moteur de l’innovation en biologie, les applications identifiantes du savoir génétique sont mises en valeur. C’est la grande saga des « tests ADN »(le Monde diplomatique, juin 2008), le plus souvent au service de l’efficacité policière, un résultat bien mesquin pour une technologie si prometteuse…A côté de ses tests identifiants, modernes empreintes digitales à compétence généalogique, la discrimination par l’ADN avance plus discrètement sur le terrain de la prédiction des pathologies. Il y a bien un marché en expansion pour l’introspection génétique comme le montre la multiplication des propositions sur internet. Tel laboratoire espagnol propose aussi bien des tests de paternité que l’évaluation de nombreux risques pathologiques (jusque chez l’embryon…), et même l’installation de nouveaux labos « clés en main », tandis qu’un autre site se spécialise dans la recherche du conjoint idéal « grâce à la chimie » !
Même si la panoplie des « mauvais gènes » qu’on sait identifier augmente sans cesse, le traitement de leurs effets demeure largement hors de portée si bien que le sort de tout être humain affublé de telles qualifications est d’être soumis à la « médecine préventive » qui cherche à diminuer les risques d’apparition ou la gravité de la maladie… avec un succès encore très mitigé. La prévention amène ainsi à placer le « patient »non malade dans une case « à risque », voire à l’éliminer s’il s’agit d’un foetus ou d’un embryon. Qu’il suffise de dire que tout mortel relève potentiellement de quelques cases de risque, dont le maillage croissant marque l’essentiel des progrès de la génétique médicale. Ce qui ouvre des champs infinis pour les horoscopes savants et la médicalisation des personnes en bonne santé, mais aussi pour l’assurance à la carte, l’orientation scolaire ou professionnelle, le conseil conjugal, le refus de l’altérité et finalement l’eugénisme. Ainsi nombre de facteurs du champ social (l’ « acquis ») sont mis en dépendance du génome (l’ « inné ») au bénéfice d’intérêts privés ou publics comme l’économie de santé. Les flicages policiers et médicaux devraient progresser, au nom de l’intérêt largement illusoire des individus et au risque de leurs libertés."
(Article "Mythologies de l’ADN " (Revue Politis, 24 juillet 2008)





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