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Stress et vie moderne

Coaching de vie
Par , coach
Publié le 01 mai 2012

La « Flicker Frency » (fréquence de papillonnement lumineux) nous permet de mieux comprendre le phénomène du stress.

En tant que coach, j’ai été amené à réfléchir sur ce sujet. Je vous livre mes réflexions sur ce point.

En simplifiant au maximum mon propos, on peut dire que le mental est un outil que la conscience utilise pour distinguer les similarités et les différences entre les choses.
C’est un outil au même titre qu’un marteau ou une scie. Un charpentier ne s’identifie pas à son marteau ou à sa scie. Certaines personnes pensent que leur mental et eux ne font qu’un.
Nous ne sommes pas notre mental ni nos pensées.

La « Flicker Frency » (fréquence de papillonnement lumineux) nous permet de mieux comprendre le phénomène du stress et dépasser la seule notion de « surmenage ».

Il est probable que La « Flicker Frency » soit utilisée entre autre par la publicité subliminale. Pour faire bref, le cerveau fonctionne en série d’images. La « Flicker Frency » est de 24 images par seconde. C’est la vitesse maximale du fonctionnement de notre cerveau. Celui-ci a donc une vitesse limitée. En d’autres termes, le cerveau émet 24 images par seconde. Il fonctionne par « bande » de 24 images/seconde pour identifier les similarités et les différences. On peut dire que c’est l’essentiel de son boulot. Et cela pour pouvoir prendre des décisions essentielles à notre survie. Le cerveau a donc un mécanisme d’auto-préservation.

La conscience, quant à elle, n’est pas limitée comme le fonctionnement de notre cerveau.

Quand le cerveau comprend qu’il ne peut faire un travail, quand il comprend qu’il ne peut prendre de bonnes décisions, il y a un système intégré de coupure qui intervient par étape.

La première étape est la manifestation du stress. Le cerveau a besoin de certitudes et lorsque celles-ci lui font défaut, il envoie un signal au corps qu’on a baptisé « le stress ». C’est la «réponse de la fuite ». Si le chien sent une odeur bizarre, il s’en va. De même, vous ne ferez jamais boire à un cheval une eau impropre. L’homme, quant à lui, n’a pas cette faculté aussi développé, en raison de son conditionnement et des croyances inculquées par ses parents, ses professeurs, ses dirigeants et ses patrons.

Nous nous sommes donc adaptés au stress.

Dans notre société, le stress est une façon de nous évaluer. « Combien de stress pouvons-nous supporter » pour tel ou tel travail, pour tel ou tel poste ? Plus vous pouvez supporter de stress et plus vous gravissez les échelons. On appelle cela « l’ascension sociale » !

On admet, à présent que 80% des disfonctionnements du corps humain sont liés au stress.

Le stress est devenu une épidémie et beaucoup en sont victimes.

Certains ordinateurs peuvent traiter 4 à 5 milliards d’informations à la seconde. Le cerveau ne peut en prendre que 24 à la seconde !

Dans le passé, les hommes ont fabriqués la plupart des objets dont ils avaient besoin pour vivre. Ils possédaient un certain savoir qui se transmettait de génération en génération et ont tout fait de leurs propres mains.

De nos jours, comment faire pour construire une simple ampoule électrique ?

Il y a de plus en plus d’informations que le cerveau a du mal à traiter car cela dépasse ses capacités. Sa principale caractéristique étant, je le rappelle de détecter les similarités ou les différences. Actuellement chacun peut se rendre compte qu’on est soumis à une accélération qui touche tous les domaines. Nous avons du mal à suivre ce rythme. On a l’impression que le temps s’accélère !

De plus en plus de personnes ne parviennent plus à supporter le stress.

Le mental entre alors en lutte ou il « décroche » en prenant la fuite.  A ce moment-là le système logique est suspendu. Il n’est plus question alors de similarités et de différences. Il y a juste un apport d’adrénaline dans notre système. Le corps est alors censé fuir ou lutter pour s’en sortir. Et cela pour préserver l’idée de survie. Cette pensée « fuir ou s’évader » engendre la fureur, qui engendre la violence présente partout dans nos sociétés modernes. Que se passe-t-il alors si nous ne pouvons ni fuir, ni nous évader ? En cédant à la violence à travers les propos et les actes, on peut finir en prison. Si nous ne pouvons ni fuir ni nous évader, il reste une dernière solution pour notre mental : l’inconscience. Par exemple, lorsque nous sommes attaqués par une bête féroce, pour nous en sortir, nous simulons la mort. Nous faisons « le mort ». Beaucoup d’animaux utilisent cette technique lorsqu’ils sont attaqués par un prédateur. Cette une tactique qu’ils mettent en œuvre avec leur état d’esprit de survie. Chez l’homme, c’est aussi la mère de toutes les dépendances et le père de tous les suicides. L’inconscience est pour nous une façon de refuser les expériences de la vie. Toutes les addictions sont donc des méthodes pour rester inconscient, et pour nous permettre de rester à l’abri pour rester en vie.  Drogues, alcool, travail, jeux, shopping, séries télévisées, ne sont que des instruments utilisés par « certains » pour nous maintenir dans l’inconscience. Il y a de plus en plus d’individus, et de plus en plus d’adolescents, qui se réfugient dans ces palliatifs. Il y a 400 ans, les hommes avaient le temps de réfléchir sur toutes sortes de sujets. Il y avait alors de nombreux « 24 par seconde » pour réfléchir. De nos jours, les choses ont changées et tout semble s’accélérer, telle une course folle. C’est la raison pour laquelle, des pans entiers de « certitudes » volent en éclats. Les repères du passé ont disparu. Notre cerveau n’est pas adapté à cette vitesse. Essayer de maintenir l’activité du cerveau en vitesse accélérée, c’est comme faire suivre à un âne, une voiture qui roule à 120 km/h ! Ce phénomène va encore s’accélérer dans le futur. Sachons donc faire la distinction entre le mental et nous. Nous ne sommes pas notre mental. Pour ne pas être détruit par le stress, et conserver en toutes circonstances une attitude « zen », il va nous falloir puiser dans notre conscience (capable de gérer des milliards d’informations à la seconde) l’intuition nécessaire pour surmonter cette période d’accélération et d’apport de milliards d’informations que le cerveau n’est pas à même de comprendre et de gérer.

Bon courage à tous !

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Les commentaires

patrick Onnis

patrick Onnis

04/05/2012 à 13:33:16

Chère Sylvie
La suite :
"Le mental est « proche » du corps physique et de nos cinq sens et a une activité limitée. Il est très dangereux de ne se fier qu’à lui. Nos intuitions proviennent (entre autre) de notre subconscient."
Au plaisir de vous lire




patrick Onnis

patrick Onnis

04/05/2012 à 13:31:33

Chère Sylvie,
Merci pour votre retour. Concernant votre question, je reproduis une partie de la réponse que j'ai faite à François :
"En PNL, par exemple, on utilise divers « outils » en prenant soin d’occuper le mental. Pour faire simple, on jette un os au mental, et pendant que celui-ci est occupé à le ronger, on va pouvoir s’occuper du subconscient qui détient des trésors. Notamment, on y trouve toutes les expériences passées qui sont à l’origine de nos croyances (limitantes ou aidantes d’aujourd’hui).
Le subconscient s’apparente donc à ETRE, le mental, quant à lui, s’apparente à AVOIR et FAIRE. En d’autres termes, c’est parce que JE SUIS que je PEUX FAIRE et AVOIR."




Sylvie Archvin

Sylvie Archvin

04/05/2012 à 07:36:05

Patrick merci pour votre retour concernant la phrase "nous ne sommes pas notre mental". Je ne partage cette avis et cette croyance mais je la respecte.

Par contre je crois que vous ne m'avez pas répondu concernant ma question "Vous associez conscience et intuition ? Ce n'est plutôt inconscient et intuition ?" Merci d'avance pour votre retour et au plaisir de vous lire de nouveau.




patrick Onnis

patrick Onnis

03/05/2012 à 16:43:58

Cher François Louis
Merci d’avoir pris le temps de lire mon article. Je vous invite cependant à ne pas hésiter à commenter mes articles, surtout si vous ne partagez pas les idées que je développe. Ce que j’ai condamné dans le passé, c’est le « ton » employé, mais jamais l’esprit de contradiction.
Imaginons que nous nous retrouvions entre amis pour déjeuner. Si tout le monde amène le dessert, il se peut que cela soit sympa mais il est préférable que chacun amène un plat différent et que tous partagent ces différents mets.
Pour développer l’idée que vous trouvez intéressante, je pense qu’il faudrait que j’y consacre tout un article.
Je veux essayer de vous donner ici quelques points de réflexion (de manière très simpliste) :
1°) Je cite dans la réponse que j’ai faite à Sylvie, le docteur Pim Van Lommel qui pose, à propos des EMI, la question toute simple : « Comment peut-on expérimenter une conscience claire hors de son corps au moment où le cerveau ne fonctionne plus, lors d’une mort clinique par exemple, ou quand il y a un électro-encéphalogramme plat ? ». Il invite les chercheurs à trouver des explications sur le fait que sans le corps nous pouvons, selon les centaines de témoignages qui l’attestent, avoir des expériences conscientes.

2°) Je pense qu’il ne faut pas tout mélanger.
La théorie de « l’expérience-flux » prétend selon son auteur, que nous sommes plus heureux lorsque nous sommes dans un état de concentration ou lorsque nous sommes complètement absorbés dans une activité.
Selon moi, c’est vrai et faux.
VRAI : Il existe dans certains groupes spirituels d’orient des pratiques qui consistent à s’oublier pour se consacrer totalement aux autres. Cette pratique de l’altruisme est appelée dans certains courants : MUGA (MU = vide et GA = égocentrisme). C’est une pratique qui a pour finalité de "tuer" son égo. Il y a également des méditations dans le bouddhisme qui visent le même objectif.
Je pense pour ma part, que la pratique de l’altruisme est en effet une façon de maitriser son égocentrisme.
FAUX : Toute tâche qui nous amène à être « immergé » totalement en elle et qui est exclusivement tournée sur soi, présentent des dangers et a pour conséquence de produire du stress. L’idéogramme japonais signifiant " être très occupé ", on dirait aujourd’hui « surbooké » se décompose en deux partie : CŒUR et DETRUIT. Cet idéogramme peut se traduire par: « perte de la sérénité ».
Je pense qu’un certain nombre d’individus utilise des outils qui tirent vers le bas pour détruire cette sérénité et développer le cerveau reptilien qui n’a pas changé depuis l’homme des cavernes (instinct de survie – du pain et des jeux). Pendant que le petit peuple regarde « l’île de la tentation », les élites (du marketing, de la politique, etc.) poursuivent pour certains des activités pour le moins malsaines (théorie du complot : je ne reviendrais pas sur ce sujet, tant il est délicat).

3°) En PNL, par exemple, on utilise divers « outils » en prenant soin d’occuper le mental. Pour faire simple, on jette un os au mental, et pendant que celui-ci est occupé à le ronger, on va pouvoir s’occuper du subconscient qui détient des trésors. Notamment, on y trouve toutes les expériences passées qui sont à l’origine de nos croyances (limitantes ou aidantes d’aujourd’hui).
Le subconscient s’apparente donc à ETRE, le mental, quant à lui, s’apparente à AVOIR et FAIRE. En d’autres termes, c’est parce que JE SUIS que je PEUX FAIRE et AVOIR.

4°) Le mental est « proche » du corps physique et de nos cinq sens et a une activité limitée. Il est très dangereux de ne se fier qu’à lui. Nos intuitions proviennent (entre autre) de notre subconscient. Dès que l’on sort de notre zone de confort (sa perception du monde, par exemple), on se sent dans une situation inconfortable. Le mental nous envoie un léger signe. Lorsque la situation apparait comme ingérable au cerveau, il envoie un signe plus important : c’est ce que nous nommons le stress. Deux solutions viennent ensuite pour le cerveau : LUTTER qui entraîne de la violence (verbale ou physique) ou FUIR (faire le mort) qui entraîne des addictions

5°) La construction de notre réalité se fait à travers des filtres subjectifs (neurologiques, culturels et personnels). La réalité (vérité) est donc très différente selon les individus.

6°) Je prétend, qu'au delà du subconscient, se trouve le super-subconscient (proche de l'esprit) mais c'est là un tout autre sujet.

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire et j’espère que je ne sois pas passé à côté de votre interrogation.
Au plaisir.




François Louis

François Louis

02/05/2012 à 18:23:11

Je ne partage pas les analyses que vous donnez ici, en effet je ne partage pas les mêmes croyances que vous sur certains points ce qui nous empêche de discuter. Je ne reviendrais donc pas dessus.

Par contre je note un passage intéressant : "Drogues, alcool, travail, jeux, shopping, séries télévisées, ne sont que des instruments utilisés par « certains » pour nous maintenir dans l’inconscience", il y a ici une idée intéressante qui mériterait d'être développée en explicitant bien les notions de conscience et d'inconscient et leur rapport à la vie. La vie doit-elle se vivre entièrement en pleine conscience ? Je me pose cette question notamment car certaines recherches sur le bonheur parlent de "l'expérience de flux" qui pourrait être considéré par certains comme une déconnexion de la conscience ou par d'autre comme une intensification de la conscience. L'expérience du moment présent peut se ramener aux mêmes questions. A développer.





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