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Etes-vous suffisamment dynamique ?

Communication non verbale
Par , Ecrivain et psychologue, expert du langage corporel
Publié le 17 octobre 2011

L’enthousiasme est le carburant du dynamisme et le dynamisme celui de l’instinct de survie. En psycho-anatomie, le dynamisme loge à droite, l’instinct de survie se réfugie à gauche. Les biceps ont toujours été synonymes de la force masculine, d’où leur identification à l’instinct de survie et au dynamisme des conduites.
Etes-vous suffisamment dynamique ?

Vous l’avez sans doute remarqué, le dynamisme est une qualité requise incontournable dans toutes les annonces de recrutement de personnel. Un commercial qui ne serait pas dynamique est une ineptie. En théorie, seulement, rassurez-vous ! Le dynamisme est considéré comme l’aphrodisiaque de la rentabilité. Hélas, si vous êtes trop dynamique, vous serez viré avant la fin de votre période d’essai. La communauté professionnelle qui vous accueille fonctionne selon un rythme particulier et ne supportera pas vos pointes de vitesse. On ne change pas une équipe qui perd. Ce serait trop simple.

 

Etre dynamique, c’est parfait en famille, en vacances au club Med’ ou entre potes de trente ans, c’est une erreur fondamentale au boulot. Mais alors, pourquoi demande-t-on aux candidats à l’embauche ce sacro-saint dynamisme ?  De la même manière qu’on leur demanderait d’être créatifs. S’ils le sont,  ils signent automatiquement leur arrêt de mort. Rejet du groupe installé dans ses rythmes, ses routines, ses traditions. Dans le milieu professionnel, le dynamisme ou la créativité sont des placebos, pas des électrochocs. Les usines qui ferment, les entreprises qui déposent leur bilan sont toutes victimes d’une carence en dynamisme et surtout de créativité (et pas uniquement victimes des délocalisations) ; leurs carnets de commande sont vides. Les grèves et autres contestations ont eu raison de l’ « inaudace », l’acréativité et l’adynamie de la direction. 

Vous croisez les bras pouces en érection, paumes collées contre les flancs sous vos épaules

Bras croisés


Ce que vous devez retenir

Une bonne façon de remonter les épaules pour donner l’impression que vous avez de la carrure. Paradoxe ! Cette attitude est symptomatique d’un état de dépression d’épuisement, aussi intitulée burn out. Il s’agit d’une forme particulière de dépression réactionnelle qui survient à la suite d’un surmenage prolongé ou répété. Une dépression qui intervient en général chez les individus submergés par des responsabilités qui  dépassent leur niveau de  compétences. Les demandeurs d’emplois sont aussi abonnés à cette posture quand le succès les boude. La plupart des sujets atteint de cette forme de déprime ont une personnalité sensible, manquant de maturité, une tendance à l’introversion et des relations sociales difficiles qui engendrent des craintes irrationnelles, l’incertitude par rapport à l’avenir et fatalement, un fort sentiment d’insécurité. Certains auteurs insistent sur le fait que ces états dépressifs sont parfois difficiles à reconnaître parce que camouflés sous des attitudes sociales trompeuses et des symptômes variés comme des fatigues brusques, troubles somniques, hyperactivité, dynamisme frauduleux, hyperthymie, etc.  Cependant la noirceur de ce descriptif ne doit pas occulter le fait que les individus qui reproduisent ce geste régulièrement sont aussi des réactifs. Il leur reste toujours assez d’énergie pour s’en sortir. Il suffit d’un coup de pouce du destin. 


Quelques postures adynamiques


  • Evitez de croiser les jambes ou les chevilles en position assise !

  • Attention de ne pas réfugier vos pieds sous votre siège, en équilibre sur la pointe de l’un de vos orteils !

  • Le retrait d’une jambe, la gauche ou la droite, sous le siège doit être évité. Cette réaction indique une méfiance a priori ou un besoin de prendre du recul. Tout dépend du contexte.

  • Cessez d’entrecroiser les doigts en face du recruteur ! Vous n’êtes pas l’église.

  • Un ancrage récurrent du biceps droit est un aveu d’adynamie. Celui du biceps gauche indique une fragilisation de votre instinct de survie.

 

Joseph Messinger

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Les commentaires

Anne Anh-Dao

Anne Anh-Dao

18/10/2011 à 22:15:20

@ Juliette : " la pire des forces, la plus dangereuse, est pourtant la force d'inertie ! " YESSSSS !!!!




Juliette Mazet

Juliette Mazet

18/10/2011 à 16:22:18

Réflexion partagée.
pour les autres, nous sommes toujours "trop comme-ci" ou "pas assez comme-çà" !
la pire des forces, la plus dangereuse, est pourtant la force d'inertie !




Anne Anh-Dao

Anne Anh-Dao

18/10/2011 à 12:17:43

@ Joseph, Malou : " Hélas, si vous êtes trop dynamique, vous serez viré avant la fin de votre période d’essai. La communauté professionnelle qui vous accueille fonctionne selon un rythme particulier et ne supportera pas vos pointes de vitesse. " Je confirme, c'est vrai ! C'est tout de même hallucinant, non ?




Malou Lazaro

Malou Lazaro

18/10/2011 à 08:11:33

Dynamique et créatif semble aller effectivement de pair et pourtant l'être "trop" peut porter préjudice ! Incroyable ! J'ai l'anecdote de ma propre fille qui a postulé pour un emploi à responsabilité, à qui on demandait du dynamisme, de la créativité, de l'autorité ..... elle n'a pas eu le poste ; verdict : elle paraissait trop sûre d'elle !!!! Je crois qu'avant tout il faut être adaptable et psychologue : s'adapter au recruteur en quelque sorte !!!!




François Louis

François Louis

17/10/2011 à 20:41:14

J'ai particulièrement apprécié toute la première partie sur le dynamisme et la créativité. Je pense en effet qu'on a trop tendance à rejeter ailleurs les causes des délocalisations notamment.





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