La fable qui suit fait partie du corpus de la programmation neuro-gestuelle.
Une nouvelle technique de développement personnel qui est née de plusieurs ingrédients :
- l’autohypnose de Lecron,
- le langage des couleurs de Max Lüscher qui cerne la motivation,
- la psycho-anatomie que j’ai développée en me fondant sur la philosophie de la compatibilité,
- les fables idéomotrices,
- les marqueurs somatiques et la pollution verbale.
Une véritable communauté de savoirs qui se compensent et se complètent parfaitement. Ils débouchent sur la PNG : ce macro-savoir qui sera bientôt enseigné sur le site de l'École des gestes (www.ecolesdesgestes.com).
Les fables idéomotrices sont destinées à induire des postures et des verrous corporels dont l’objectif consiste à modifier des comportements. Elles stimulent les atouts ou neutralisent les handicaps.
La fable du stress et du temps est un extrait qui sert à faire prendre conscience de la pollution occasionnée par le stress. La PNG repose sur des centaines de fables ou quatrains de ce type.
Joseph Messinger
Le stress se presse le long d'une ligne.
Le genre vite fait, mal fait,
Il a toujours l'air d'une guigne
Comme cette cerise molle à longue queue.
Il affiche, superbe, un air hyper sérieux
Évidemment très en retard
Car il n'a rendez-vous avec personne
Et ne va fatalement nulle part.
Passe devant un mot bonhomme,
Paresseusement installé au bas de la page,
Et qui lui souhaite le bonjour sans ambages.
Chacun sait que le stress est toujours tellement pressé
Qu'il ne réalise les choses que quand elles sont passées.
Il dépasse donc le mot assis
Quand il se rend compte à rebours
Avec bien sûr un temps de sursis
Qu’on lui a souhaité le bonjour.
Pressé comme un étalon qui rue,
Le stress fait donc demi-tour
Pour rendre au mot assis son salut.
Quelque chose l'intrigue
Dans l'attitude mi-raisin, mi-figue
De ce mot pourtant archi-connu.
- Nous nous connaissons, interroge le stress ?
Le mot assis lui sourit et lui répond avec politesse :
- Ma foi, un peu, ne prenez pas cet air désolé !
- Mais où nous sommes nous déjà rencontré ?
- Je suis le Temps, le coupe l'autre.
Et, à ce titre, je vous regarde passer depuis des lunes.
Toujours pressé de n'arriver nulle part,
Et de vous exténuer comme un âne pour des prunes
N'est-ce pas Monsieur le Stress ?
Le stress, déconcerté par la remarque,
S’apprête à repartir fier tel un monarque
Quand soudain il joint les mains comme à la messe :
- Pourriez-vous me faire une faveur, Monsieur le temps ?
- Mais certainement, mon cher Stress !
- Pourrions-nous échanger nos rôles pour un instant,
Un instant seulement ?
- Vous souhaiteriez donc prendre ma place
Et poser sur ce banc vos tristes fesses ?
- C'est cela même, reprend le stress
En faisant la grimace !
- Puis-je connaître votre argument ?
- Mais bien sûr, rétorque l’impertinent
- J'aimerais tant voir passer le temps.
La morale de cette minuscule histoire est élémentaire, mon cher lecteur : le temps ne s'écoule pas de la même manière pour tout le monde. Et dans le droit fil de cette affirmation, prenez donc la peine de le voir passer, de temps à autre, et vous découvrirez le bonheur de l’instant présent. Le vrai bonheur fugace, orgasme de l’âme ! Ce n’est pas grand-chose mais c’est toujours mieux que …
de courir après hier ou demain,
après les vagues de la mer
ou les caprices du destin.
Le temps vous attend au pied
Cessez donc de vous presser
Ca ne sert qu’à vous stresser
Prenez le temps de savourer
Cette fable qui vous parle de votre santé
Et de tous les pouvoirs
que votre corps possède dans ses tiroirs.
Vous pouvez également visiter le site de Joseph Messinger,
www.joseph-messinger.fr, et celui de l'artiste
Jean Delêtre.
Sylvie Archvin
19/05/2011 à 15:47:34
François il me semble que tu avais écris un message concernant l'importance de la forme dans la transmission d'un message, tu as un parfait exemple de plus à ajouter à ta liste !
Vraiment super.