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Quand une porte se ferme, une autre s’ouvre

Développement personnel
Par , Auteur, Bâtisseur d'Equilibre
Publié le 03 octobre 2011

Alors que le 31 décembre 2007 je venais tout juste d'enterrer ma meilleure amie (cancer de l'ovaire), on m'annonçait le 20 décembre 2008 que j'étais à mon tour dans la maladie, atteinte du cancer du sein.
Quand une porte se ferme, une autre s’ouvre

Comme pour toutes les annonces de ce type, on n'en revient pas, on se dit " il y a erreur de casting, ce n'est pas possible ! ". Et c'est plutôt normal de penser ainsi, car à l'époque, je ne souffrais de rien, alors que depuis cette annonce, la douleur physique m'accompagne dorénavant, bien fidèlement, dans mon quotidien.

Chaque cancer est particulier, chaque histoire individuelle unique, comme chaque parcours médical atypique. Il y a le facteur " chance " on tombe bien ou mal, bon médecin, bon hôpital, bon protocole etc. Quand on est atteint d'une maladie, quelle qu'elle soit, c'est le moment de vérité, c'est là que se révèle sa véritable nature : malgré tout le chemin qu'on a fait et les différents rôles qu'on a occupés jusqu'ici, on décide consciemment ou non de son attitude face à la maladie, ainsi que celle de son entourage proche comme lointain; si l'on compte se battre ou non et comment on envisage l'étape suivante.

Face à la souffrance, nous ne sommes pas tous égaux. Il y a la souffrance physique, inévitable, mais il y a la souffrance mentale, également incontournable, et chacun aborde ces domaines à sa manière, comme il peut.
 
Quand nous mettons un enfant au monde, nous avons neuf mois pour nous organiser et nous habituer à notre nouvelle existence, car même les bonnes nouvelles peuvent nous chambouler et nous demander du temps pour les intégrer à notre fonctionnement. Par contre, quand la maladie fait irruption dans votre vie, vous n'avez jamais le temps pour vous faire à l'idée, je dirais presque " tant mieux ".
 
Une fois le choc de la découverte passé, c'est la course pour trouver le meilleur de ceci et de cela. On se renseigne, on teste, et surtout, on espère en finir au plus vite.

Comme pour tout le monde, j'ai eu moi-même de grands moments d'intense solitude. Mais, mentalement, j'avais décidé d'apprendre de cette expérience et en retirer que du " bon ". Je me disais que j'avais une certaine " chance " (je sais, cela paraît totalement incongru de m'exprimer de la sorte, mais c'est ainsi que je voyais cette expérience de vie), car dorénavant, cette maladie n'allait plus être un mystère pour moi, que ma connaissance de l'humain allait en grandissant, et qu'il n'y a pas de hasard, que si je devais en passer par-là, c'est parce que je devais le vivre pour témoigner par la suite et surtout apporter mon aide de manière plus efficace.
 
Grâce au développement personnel et au fait d'être coach, tout ça m'a servi et sauvé la vie. Car en effet, j'ai déployé toutes mes ressources intérieures pour gérer mon approche de la maladie, du corps médical comme des malades que j'ai eu à côtoyer. A aucun moment je n'ai fui cette réalité qui était devenue mienne, mais au contraire, j'ai transformé la réalité pour la rendre agréable le plus possible.
 
Par exemple, quand les transporteurs de personnes malades venaient me chercher tous les jours pour me rendre aux rayons, je prenais grand soin de transformer ces déplacements obligatoires en un moment agréable, nous rions beaucoup, nous remontions le moral des plus fragiles quand le convoi se transformait en covoiturage, je profitais de ces moments pour lire mes textes à haute voix, à tel point qu'aujourd'hui, il m'arrive encore de recevoir des mails d'eux me demandant " Anne, peux-tu donner de tes nouvelles ".
 
Chaque spécialité que j'ai rencontrée, chaque personne qui avait un contact avec moi durant cette traversée du désert, je sais que j'ai fait attention à chaque moment, car je savais que c'était unique en son genre. C'est aussi pour cette raison que je suis sûre d'avoir été chanceuse, car je n'ai pas vu le cancer comme une difficulté majeure, mais plutôt comme un accident de parcours très enrichissant de surcroît.
 
Et c'est comme ça que j'envisage tout ce qui peut m'arriver ou qui m'arrive, je le vois comme un début et une fin, comme une porte qui se ferme et une autre qui s'ouvre.

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Les commentaires

Anne Anh-Dao

Anne Anh-Dao

29/10/2011 à 09:56:24

@ David : Merci beaucoup !




Pascal David

Pascal David

27/10/2011 à 23:52:31

Un beau témoignage. Bravo.




Anne Anh-Dao

Anne Anh-Dao

21/10/2011 à 11:53:57

@ Stanislas : Merci d'avoir tenu votre promesse, je suis vraiment touchée par votre geste. D'autant plus que rien ne vous y obligeait. Votre confiance m'honore tant !

@ SySy : Merci ma belle !




Sylvie Archvin

Sylvie Archvin

20/10/2011 à 22:47:44

Tout à fait de votre avis Stanislas !




Stanislas Oudart

Stanislas Oudart

20/10/2011 à 14:42:41

Chose promise, chose due, quel beau témoignage d'une personne qui respire la sagesse.





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