Kais Ben Salah
21/12/2012 à 21:07:23
Très bon article.
Mais, pour affirmer sa personnalité et être vraiment soi-même, il est pourtant capital de savoir dire « non ». En effet, un refus renforce sa légitimité et sa crédibilité. Exprimer son désaccord, c’est ne pas promettre au-delà de ses capacités et du possible. Il permet, par exemple, de montrer sa maîtrise d’un projet. Dans le cas contraire, les conséquences peuvent être négatives aussi bien pour soi que pour son interlocuteur. Ne pas savoir dire « non » peut alors conduire à une situation délicate, voire conflictuelle.

Ne pas s’opposer, ne pas exprimer ses divergences et ne pas faire face à son interlocuteur peut mener à deux réactions distinctes et nocives.
- La première, c’est la SOUMISSION. On accepte de faire ce que veut l’interlocuteur même si l’on n’est pas d’accord ou en capacité de le faire. Par exemple, la soumission peut entraîner une surcharge de travail, une forte fatigue et de plus grandes chances de faire des erreurs ou de bâcler son travail avec d’éventuelles conséquences sur l’équipe. Cette façon de réagir donne l’impression de n’être qu’un pion, de se faire marcher sur les pieds et d’être impuissant.
La deuxième réaction possible est la FUITE, familièrement appelée : la « technique de l’autruche ». «Si je me cache assez longtemps, les difficultés finiront par disparaître toutes seules ». Toute communication est alors rompue. La personne s’isole, rumine et reste bloquée devant le problème rencontré, avec un sentiment d’être incapable de gérer la situation qui peut s’inscrire durablement.
Pour éviter de verser dans ces deux extrêmes, on comprend bien l’importance de savoir exprimer son point de vue efficacement. Un « non » utile et réfléchi peut faire toute la différence et améliorer considérablement sa qualité de vie, celle de son entourage et de son équipe.
Heureusement, pour savoir dire « non », il existe quelques clés faciles à retenir :
- Il faut être précis, dire son refus clairement, avec détermination. « Non, merci, mais je ne suis pas libre ». Eviter les formules ambiguës, du style « ça va être difficile ». L’interlocuteur risque de traduire difficile par possible et possible par oui.
- Ensuite, un désaccord doit être justifié et expliqué. Une seule explication simple et précise suffit très souvent. Nul besoin de tomber dans la surenchère des excuses qui ne ferait qu’atténuer la crédibilité de votre refus. Cette explication courte est essentielle sinon l’interlocuteur risque de se sentir frustrer et de revenir rapidement à la charge.

- Une fois la raison fournie, il est toujours bon de proposer des solutions alternatives afin de laisser une forme de choix. Face à son patron ou à des clients, par exemple, c’est très efficace. « Non, je ne peux pas traiter ce dossier aujourd’hui car j’ai déjà un travail urgent à terminer. Mais j’ai conscience de l’importance de votre demande. Si vous êtes d’accord, demain je serai disponible et je m’en occuperai. » La personne se sent entendue et comprise, elle sera donc plus à même de vous comprendre et de vous entendre en retour.
Un « non » donne plus de poids et de valeur au « oui ». C’est une preuve d’engagement et de maturité. Il ne faut donc pas hésiter et se jeter à l’eau.
Et pour se jeter à l’eau, il faut apprendre à se faire confiance. En effet, même si l’on connaît toutes les clés, il faut avoir suffisamment confiance en la légitimité de sa réponse pour les utiliser.
La confiance en soi est un outil essentiel pour arriver à s’affirmer et à s’imposer face à son entourage. Acquérir plus de confiance est un
travail de longue haleine qui demande plus d’investissement que la simple lecture d’un article sur le sujet. L’avantage : c’est un élément qui peut s’améliorer efficacement grâce à l’expérience acquise, mais aussi grâce au soutien d’un tiers (amis, famille, coach, psychologue…).
Alors, grâce aux astuces de cet article, commencez dès maintenant à tester votre pouvoir du « non » légitime ! Vous verrez assez rapidement si votre confiance en vous résiste à l’exercice. Si non, vous savez ce qu’il vous reste à travailler ; si oui, bravo ! Attention juste à ne pas trop abuser de ce nouveau pouvoir…
Si cet article vous a plu, découvrez son auteur :
Ces articles peuvent aussi vous intéresser :
17/03/2012 à 22:58:58
@ Gwen : Quelle époque ce NON et STOP ! Mais tant nécessaire en effet ! YES !
17/03/2012 à 18:09:22
le pouvoir de dire "non" ça s'apprend quand on est en décalage par rapport à ce que l'on nous demande. C'est vrai que ce n'est pas chose facile (personnellement) , j'ai appris à dire NON et STOP!!! se liberer du poids d'essayer de faire plaisir à tout le monde et de croire que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, et vraiement c'est une vrai prise de conscience.
03/02/2012 à 19:14:24
Je pense que les difficultés ont toujours existé, quels que soient l'époque, l'éducation, le parcours personnel de chacun, et comme dit Virginie, " même si les conditions de base étaient réunies ou non ". C'est toujours l'histoire du verre que l'on voit vide ou plein, car le vrai choix réside en chacun de nous tous. On peut toujours accuser Pierre, Paul, Jacques et se victimiser. Mais apprendre à prendre son destin en main, et se responsabiliser, c'est en effet une décision, et un travail sur soi. OUI, la confiance en soi peut être écornée pour x raisons, mais à nous de rebondir ou de rester cloué au sol, car nous avons toujours le choix !
Emilie Paquin
21/12/2012 à 21:16:56
Merci Virginie pour ce bel article! J'aime bien lorsque vous dites "Un « non » utile et réfléchi peut faire toute la différence et améliorer considérablement sa qualité de vie, celle de son entourage et de son équipe." C'est totalement vrai!