AccueilUn esprit sainDéveloppement personnelVaincre la procrastination : approches psychologique et neuroscientifique


Vaincre la procrastination : approches psychologique et neuroscientifique

Publié le 12 commentaires 5
Si vous constatez que vos listes des choses à faire s’allongent, que les dossiers et mails urgents non traités s’accumulent, que vos affaires ne sont pas ordonnées efficacement, que vous repoussez des rendez-vous chez le médecin qui s’avèrent importants pour votre santé, ou des rendez-vous qui auraient un impact positif pour votre carrière… c’est probablement que vous avez une tendance à la procrastination. Vaincre la procrastination : approches psychologique et neuroscientifique

Le mot procrastination vient du latin “procrastinare” de “pro” (en avant) et “crastinus” (qui concerne le lendemain). C’est une pratique consistant à remettre à plus tard certaines actions, sur lesquelles vous auriez intérêt à vous concentrer à ce moment, en général au bénéfice d’une action plus agréable ou plus confortable.

C’est un mode de fonctionnement répandu, quelque soit le sujet, nos ancêtres latins en parlaient déjà…

Aujourd’hui 20% des gens s’identifient comme étant des procrastinateurs chroniques.

La procrastination est, par ailleurs, considérée comme particulièrement répandue dans le milieu étudiant, où les activités et échéances sont multiples et difficilement priorisables, on parle du “syndrome des étudiants”.

Il existe de nombreux moyens de se saboter et d’éviter le succès, mais parmi eux, la procrastination est l’un des plus infaillibles. Les procrastinateurs se sabotent, ils se mettent des obstacles et choisissent des voies contre-productives pour atteindre leurs objectifs.

La procrastination est ainsi un facteur de stress important et le seul fait d’y penser met l’individu dans un état d’auto-dévalorisation (“Je suis paresseux”, “Je n’ai pas de volonté”, sentiment de culpabilité…) qui ne résout en rien les problèmes et renforce le mécanisme de procrastination lui-même.

Je vous propose de faire un tour de la question de la procrastination sous l’angle psychologique et neuroscientifique puis de vous apporter des clés pour vous permettre de trouver vos solutions, d’avancer et de mettre cette mauvaise habitude de côté au profit de vos nouvelles bonnes pratiques !

1. Quels sont les grands types de procrastinateurs

Les Dr. Ferrari et Dr. Pyschyl ont identifié 3 types de procrastinateurs :

  • les éveillés, ou chercheurs de sensations fortes, qui attendent la dernière minute pour obtenir la bouffée euphorique associée,
  • les évitants, qui vont éviter la peur de l’échec ou même du succès, mais qui restent dans tous les cas préoccupés par l’opinion des autres sur eux-même ; ils préfèrent que les autres pensent qu’ils ne font pas d’effort plutôt qu’ils ne manquent de capacités.
  • les indécis, qui ne peuvent pas prendre une décision ; le fait de ne pas prendre une décision n’engage pas la responsabilité de ceux-ci sur le résultat final.

2. Les fausses idées au sujet de la procrastination

Les personnes ayant une tendance à la procrastination ne sont pas honnêtes envers elles-mêmes et gâchent leurs ressources personnelles.

Voici une liste des fausses croyances et comportements constatés fréquemment au sujet de la procrastination :

  • La procrastination a des avantages : non, la gestion du temps et des plannings a des avantages, mais la procrastination ne présente pas d’avantage car elle est une habitude négative et dévalorisante.
  • « Quelques nuits blanches pour finir sur le sujet ce n’est pas vraiment nuisible. » : non, la procrastination a des incidences directes sur la motivation, le bien-être et donc la santé.
  • La procrastination est liée à une mauvaise gestion du temps : non, la procrastination est à reliée à l’autorégulation et la volonté.
  • La procrastination peut être liée dans certains cas à des croyances personnelles illusoires telles que : « le souci m’aide à tenir le coup », « Je travaille mieux sous pression, donc je reporte tout mon travail jusqu’à ce que la pression s’accumule. », « J’ai attendu jusqu’au dernier moment avant et ça a marché. »…
  • « Je jette juste un coup d’œil à mes e-mails. », « Je dois juste passer un coup de fil ça ne durera pas plus de 5 minutes. »… : toutes les diversions semblent bonnes à prendre, néanmoins, la décision objet de procrastination reste toujours à prendre.
  • « Ce travail est dû dans plusieurs mois, ce n’est pas prioritaire, ce n’est pas si grave si je ne fais pas ça maintenant. » : les tâches futures semblent abstraites et ne présentent pas d’urgence. C’est une illusion car l’ampleur du travail à fournir n’est alors pas prise en compte.
  • « Je ferai ça mieux demain ! Ce sera plus facile à faire quand je serai dans le bon état d’esprit, et je ne suis pas dans le bon état d’esprit maintenant. » : reporter à demain ne vous fera pas travailler mieux sur cette tâche mais vous y travaillerez car vous serez au pied du mur. L’effet est donc radicalement différent.
  • Après une contre-performance due à la procrastination; « Cela aurait pu être pire! » : Imaginer le pire pour minimiser l’échec prévient tout mécanisme positif de capitalisation sur une situation d’échec.
  • Les procrastinateurs sont des perfectionnistes : non, ce sont des perfectionnistes ayant intégré des normes de fonctionnement inadaptées et s’adressant fréquemment à eux-même de façon négative.
  • « Des circonstances indépendantes de ma volonté m’ont empêché de le faire. » : non, nous sommes tous maîtres de nos choix.

3. Les facteurs psychologiques de la procrastination

Cette mauvaise habitude n’a donc pas grand chose à voir avec la notion de gestion du temps mais est profondément liée à des critères psychologiques comme la faible estime de soi (après tout, la procrastination est un mécanisme nous empêchant de réaliser ce que nous avons dit vouloir réaliser), la quête de but ou la réaction au travail (pour plus d’information, je vous invite à consulter les recherches des psychologues Joseph Ferrari et Timothy Pychyl et la page en anglais Psychology Today).

Les causes psychologiques de la procrastination sont ainsi très variables, mais sont généralement associées à l’anxiété, au manque de confiance en soi, à la faible estime de soi, à la peur d’échouer (donc on ne s’implique pas vraiment dans la tâche), à la peur de réussir (et de la situation inconnue qui suit le succès donc on se sabote), à l’apathie ou à l’impulsivité.

D’autre part le procrastinateur aura tendance à :

  • se décourager avant même d’agir en raison de son perfectionnisme,
  • s’auto-évaluer négativement,
  • éviter la possibilité pour autrui de l’évaluer,
  • l’atermoiement et la tergiversation,
  • l’anxiété sociale,
  • et aux troubles de l’humeur.

La procrastination prend généralement ses racines dans l’enfance, souvent en réaction à un mode d’éducation autoritaire empêchant l’enfant de développer la capacité d’auto-régulation, d’intérioriser leurs propres intentions et d’apprendre à agir pour leur réalisation.

De plus, elle est renforcée à l’âge adulte par le fait que les procrastinateurs recherchent le soutien indulgent de leurs amis par rapport à leur mauvaise pratique.
1 2 3
Sur le même thème L'analyse de colorimétrie
Coaching de vie Aller sur iCoachStore
Caroline Carlicchi
L'auteur : Caroline Carlicchi
Coaching, Analyse Transactionnelle, Programmation Neuro Linguistique, Communication Non Violente, Yoga Disposant d'une expérience de plus de 15 ans en entreprise au sein de multinationales, tant sur le terrain qu'au sein de Comités de Direction en France ou à l'étranger, j'accompagne depuis plusieurs années, en tant que Coach Certifié, les femmes et les hommes désireux de changement. Plus d'infos
SUIVEZ-NOUS:


Top produits

Aller sur icoachstore
21 idées pour mieux communiquer
Développement personnel
10 €
21 idées pour mieux communiquer
7 jours pour vivre heureux toute sa vie
Développement personnel
95 €
7 jours pour vivre heureux toute sa vie
9 jours pour devenir un top manager !
Vie professionnelle
95 €
9 jours pour devenir un top manager !
Et si je parlais de sexualité à mon enfant ?
Coaching familial
19.99 €
Et si je parlais de sexualité à mon enfant ?