Parmi tous les tissus, le sang est le plus protégé en ce qui concerne les variations de son pH: celui-ci reste stable entre 7,36 et 7,42 (au même titre que le pH des autres liquides physiologiques: la sueur, les larmes, la lymphe, etc.). En effet, le pH sanguin ne peut varier que dans de faibles limites sans qu’il se produise de graves troubles métaboliques et de la conscience.
En revanche, la tendance naturelle de notre corps est de faire pencher la balance vers l’acidité, puisque par son propre fonctionnement il produit sans cesse des déchets acides. Ceux-ci sont éliminés principalement par les reins et les poumons. Lorsque la fonction de ces organes est diminuée ou, sous l’influence de multiples facteurs acidifiants, la production acide est trop importante, les déchets sont expulsés dans le tissu conjonctif, afin que le pH sanguin soit maintenu à sa valeur normale. C’est ainsi que débute le redoutable processus de l’acidification, qui peut aboutir à l’acidose tissulaire chronique.
Un certain nombre de symptômes apparaissent et s’installent progressivement dans l’organisme encrassé par les acides. Les principaux sont : la fatigue (notamment matinale et post-prandiale), le dérèglement de l’appétit avec crises boulimiques, la mauvaise haleine, l’hyperacidité gastrique, la constipation, les migraines, la transpiration excessive, la prédisposition aux refroidissements, les cervicalgies, la sinusite et la bronchite chroniques et les leucorrhées (pertes blanches).
L’acidose chronique accélère le processus du vieillissement et constitue le terrain propice à l’apparition de nombreuses maladies : entre autres, les affections rénales et vésiculaires, les rhumatismes, le diabète, la maladie de Basedow (l’hyperfonctionnement de la glande thyroïde) et même le cancer.
L’alimentation joue un rôle d’importance capitale dans la prévention et la correction de l’acidose. En effet, la combustion des aliments peut engendrer des déchets acides ou alcalins. On distingue ainsi les aliments «acidifiants» et les aliments «alcalinisants» ou «basiques».
L’entretien de l’équilibre acido-basique devrait faire partie de l’hygiène de vie quotidienne.
Les aliments les plus acidifiants sont le sucre blanc et les sucreries, la farine blanche et ses dérivés, les graisses durcies, les huiles raffinées, les bouillons gras, l’alcool, le café et le thé. Sont également fournisseurs d’acides, mais à un moindre degré, les viandes, les poissons, le blanc d’œuf, les fromages forts.
Les aliments alcalinisants ou générateurs de bases sont : les légumes, les jus et les bouillons de légumes, les fruits et leur jus (sauf les agrumes), les fruits secs, les herbes aromatiques, la pomme de terre, l’amande, l’avocat, l’olive, le soja et ses dérivés, le jaune d’œuf et les tisanes. Il y a également des aliments en équilibre acido-basique. Ce sont les céréales complètes, les pains et les pâtes complets, le germe de blé, les fruits oléagineux (excepté l’arachide), les huiles pressées à froid et crues, le beurre frais et cru, le sucre intégral.
Les métabolites acides sont éliminés par les reins et les poumons, l’exercice physique, surtout au grand air, qui accélère le rythme respiratoire et stimule la diurèse, contribue efficacement à rétablir l’équilibre.
En revanche, la tendance à l’acidose s’accentue au cours de toute maladie chronique ou infectieuse, dans les situations de stress intense et lors de la prise de médicaments antalgiques (l’aspirine et ses dérivés, les anti-inflammatoires non stéroïdiens et la morphine). Les pathologies en « ite » (arthrite…) se transforment en « ose » (arthrose…).
Rétablir et conserver l’équilibre concourt à prévenir et à traiter de nombreuses affections.
Juliette Mazet
10/01/2012 à 11:04:43
Merci Alexandre de ta réponse.