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L’importance de l’équilibre acido-basique

Diététique
Par , Naturopathe
Publié le 08 janvier 2012

De quoi s’agit-il exactement ? Comment réussir cet équilibre quand notre corps va naturellement vers l’acidité et que l’alimentation et les conditions de vie modernes concourent également à l’acidifier ? Le pH est le chiffre mesurant le degré d’acidité ou d’alcalinité d’un liquide. Ce chiffre est compris entre 0 et 14. De 0 à 7, on parle d’acidité décroissante, à 7, de neutralité, de 7 à 14, d’alcalinité croissante. Toute variation importante et brusque des valeurs du pH peut porter préjudice à la vie.
L’importance de l’équilibre acido-basique

Un processus physiologique

Parmi tous les tissus, le sang est le plus protégé en ce qui concerne les variations de son pH: celui-ci reste stable entre 7,36 et 7,42 (au même titre que le pH des autres liquides physiologiques: la sueur, les larmes, la lymphe, etc.). En effet, le pH sanguin ne peut varier que dans de faibles limites sans qu’il se produise de graves troubles métaboliques et de la conscience.

En revanche, la tendance naturelle de notre corps est de faire pencher la balance vers l’acidité, puisque par son propre fonctionnement il produit sans cesse des déchets acides. Ceux-ci sont éliminés principalement par les reins et les poumons. Lorsque la fonction de ces organes est diminuée ou, sous l’influence de multiples facteurs acidifiants, la production acide est trop importante, les déchets sont expulsés dans le tissu conjonctif, afin que le pH sanguin soit maintenu à sa valeur normale. C’est ainsi que débute le redoutable processus de l’acidification, qui peut aboutir à l’acidose tissulaire chronique.

Un certain nombre de symptômes apparaissent et s’installent progressivement dans l’organisme encrassé par les acides. Les principaux sont : la fatigue (notamment matinale et post-prandiale), le dérèglement de l’appétit avec crises boulimiques, la mauvaise haleine, l’hyperacidité gastrique, la constipation, les migraines, la transpiration excessive, la prédisposition aux refroidissements, les cervicalgies, la sinusite et la bronchite chroniques et les leucorrhées (pertes blanches).


L’acidose chronique accélère le processus du vieillissement et constitue le terrain propice à l’apparition de nombreuses maladies : entre autres, les affections rénales et vésiculaires, les rhumatismes, le diabète, la maladie de Basedow (l’hyperfonctionnement de la glande thyroïde) et même le cancer.

L’importance de l’alimentation…

L’alimentation joue un rôle d’importance capitale dans la prévention et la correction de l’acidose. En effet, la combustion des aliments peut engendrer des déchets acides ou alcalins. On distingue ainsi les aliments «acidifiants» et les aliments «alcalinisants» ou «basiques».


L’entretien de l’équilibre acido-basique devrait faire partie de l’hygiène de vie quotidienne.


Les aliments les plus acidifiants sont le sucre blanc et les sucreries, la farine blanche et ses dérivés, les graisses durcies, les huiles raffinées, les bouillons gras, l’alcool, le café et le thé. Sont également fournisseurs d’acides, mais à un moindre degré, les viandes, les poissons, le blanc d’œuf, les fromages forts.

Les aliments alcalinisants ou générateurs de bases sont : les légumes, les jus et les bouillons de légumes, les fruits et leur jus (sauf les agrumes), les fruits secs, les herbes aromatiques, la pomme de terre, l’amande, l’avocat, l’olive, le soja et ses dérivés, le jaune d’œuf et les tisanes. Il y a également des aliments en équilibre acido-basique. Ce sont les céréales complètes, les pains et les pâtes complets, le germe de blé, les fruits oléagineux (excepté l’arachide), les huiles pressées à froid et crues, le beurre frais et cru, le sucre intégral.

Et de l’hygiène de vie

Les métabolites acides sont éliminés par les reins et les poumons, l’exercice physique, surtout au grand air, qui accélère le rythme respiratoire et stimule la diurèse, contribue efficacement à rétablir l’équilibre. 

En revanche, la tendance à l’acidose s’accentue au cours de toute maladie chronique ou infectieuse, dans les situations de stress intense et lors de la prise de médicaments antalgiques (l’aspirine et ses dérivés, les anti-inflammatoires non stéroïdiens et la morphine). Les pathologies en « ite » (arthrite…) se transforment en « ose » (arthrose…).


Rétablir et conserver l’équilibre concourt à prévenir et à traiter de nombreuses affections.

Cette interview est publié dans le cadre de la semaine de la naturopathie, pour commencer l’année du bon pied ! 
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Cet article a recueilli 10 commentaire(s).


Les commentaires

Juliette Mazet

Juliette Mazet

10/01/2012 à 11:04:43

Merci Alexandre de ta réponse.




Anne Anh-Dao

Anne Anh-Dao

10/01/2012 à 02:01:33

@ Alexandre : merci pour ce complément d'infos, incroyablement instructif !

Eh oui, je pense comme toi François : " De plus j'ai vraiment l'impression que l'on va parfois chercher ailleurs les explications des maux qui nous perturbent alors que l'explication se trouvent souvent dans notre manière de vivre. Dans les petits détails, faits et gestes du quotidien. " Souvent, la réponse se trouve juste à côté de soi !




David Marc

David Marc

09/01/2012 à 22:48:49

Merci @Alexandre pour le complément ! D'ailleurs je me suis posé cette question ce week-end en allant courir:

Que manger avant de pratiquer du sport? Quelle quantité? et/ou combien de temps laisser entre le repas et l'activité sportive? J'ai pensé que cela pourrait être le thème d'un article si quelqu'un a les réponses ;)




Ludovic Le Bihan

Ludovic Le Bihan

09/01/2012 à 17:56:07

excellent article et super retour
d'Alexandre!




François Louis

François Louis

09/01/2012 à 12:10:40

@Alexandre merci pour ce complément très instructif.