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Quand le coaching sert de refuge aux charlatans du bien-être.

Le club de réflexion
Par , Co-fondatrice de Mesacosan
Publié le 13 février 2012

Créer une bibliothèque nationale qui recensera les offres de formations sûres et non sectaires en matière de coaching, voilà le nouveau projet de l’Etat. Un projet dont nous nous réjouissons au sein de Mesacosan car en accord avec notre lutte contre les dérives sectaires qui affectent souvent le secteur du bien-être.
Quand le coaching sert de refuge aux charlatans du bien-être.

Alors que la profession de coach est en plein essor (coaching sportif, coaching de vie, coaching de couple, coaching en entreprise, coaching en développement personnel, etc.), Les entreprises prennent de plus en plus conscience du potentiel d’évolution que ces derniers peuvent offrir à leurs salariés et donc à leur entreprise.

 

En parallèle, un autre phénomène dangereux lui, se développe actuellement : celui des arnaques et des gourous. En effet, profitant d’une profession en plein développement mais encore non réglementé, de multiples gourous en profitent en se donnant l’image de coachs. Dirigeants, chômeurs, reconversions professionnelles… le mode opératoire est bien souvent le même : déstabilisation morale afin de rendre la personne dépendante et de lui soutirer toujours plus d’argent.

 

Alors que Mesacosan et sa communauté lutte justement contre ces gourous du bien-être depuis sa création (voir notre texte inaugural « A la recherche du bien-être »), la Miviludes (La mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), vient de publier un guide de conseils pour déceler les dérives sectaires au sein des formations professionnelles. Parmi 50 000 organismes du secteur qui reçoivent chaque année plus de 11 millions de stagiaires, 1500 d’entre eux seraient suspectés de dérives sectaires (d’après les déclarations au Figaro de George Fenech, le président de la Miviludes). Les formations qui cacheraient le plus de faux formateurs seraient notamment celles du développement personnel.

 

Afin de lutter contre ce fléau, la ministre chargée de l’apprentissage va mettre en place une bibliothèque nationale qui recensera les offres de formations sûres. Ainsi, que ce soit les chefs d’entreprises ou les salariés eux-mêmes, tout le monde pourra se référer à cette liste afin de choisir des formations sereinement.

 

Au sein de Mesacosan nous nous réjouissons de voir l’Etat prendre en main un secteur en pleine explosion, sur lequel existe une large et profonde demande mais qui pourrait risquer l’asphyxie si des outils de validation, recommandations ou encore des indices de qualité et de sérieux ne sont pas mis en place.

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Cet article a recueilli 21 commentaire(s).


Les commentaires

Anne Anh-Dao

Anne Anh-Dao

01/04/2012 à 09:37:59

@ Pascal : Je n'avais pas vu ta réponse à Démi, je suis vraiment d'accord avec ce que tu dis. " J'ai bien conscience la critique que vous portez à l'ordre des médecins, je pense que c'est d'ailleurs le sens de votre dernier article sur le marketing de la folie. Mais, même si je ne remets pas en cause certaines dérives liées à des conflits d'intérêts qu'il faut dénoncer, la situation sans ordre de la médecine serait bien pire ! " TOUT A FAIT !

" je ne vois pas le problème à ce que, justement, ce travail soit fait par le seul vrai organe démocratique de notre pays, où par des commissions ou organismes nommés par lui. Par qui d'autre sinon ? Je pense que décharger les responsabilités sur les individus est une erreur " : PLUS QUE VRAI !

@ Gwen : " A chacun de savoir être vigilent et grâce à la compétence et l'experience du professionnel, vous allez vite savoir à qui vous avez à faire: à un professionnel ou un charlatan. " : Je le répète souvent, ce n'est pas un titre, une appellation qui justifie la fonction, mais c'est parce qu'on fait montre de compétence et de cohérence que l'on mérite son titre !




Gwénaëlle TANGUY

Gwénaëlle TANGUY

01/04/2012 à 08:49:00

le domaine du bien être est un domaine qui attire souvent les mauvaises personnes ou les charlatans , comme dans d' autres domaines.Vous prennez le batiment, c'est pareil.Il y a bien des règles qui sont définis par l'Etat et cela n'empêche pas et n'empêchera jamais les charlatans . Il y a les spécialistes, les professionnels et les autres... A chacun de savoir être vigilent et grâce à la compétence et l'experience du professionnel, vous allez vite savoir à qui vous avez à faire: à un professionnel ou un charlatan.
Excellent article.




Pascal David

Pascal David

16/02/2012 à 19:48:02

@Demi trius, je ne suis pas sûr que la création d'ordres soit une mauvaise chose. J'ai bien conscience la critique que vous portez à l'ordre des médecins, je pense que c'est d'ailleurs le sens de votre dernier article sur le marketing de la folie. Mais, même si je ne remets pas en cause certaines dérives liées à des conflits d'intérêts qu'il faut dénoncer, la situation sans ordre de la médecine serait bien pire !

De même vous dites "Ce qui me gêne davantage, ça n'est pas de faire ce genre de travail, mais que celui-ci soit fait par l'état", de même je ne vois pas le problème à ce que, justement, ce travail soit fait par le seul vrai organe démocratique de notre pays, où par des commissions ou organismes nommés par lui. Par qui d'autre sinon ? Je pense que décharger les responsabilités sur les individus est une erreur.




demi trius

demi trius

15/02/2012 à 17:15:38

Bjr,

Tout à fait d'accord avec certains, mais une chose est sûre, ça vaut pour tous les métiers. Ce qui me gêne davantage, ça n'est pas de faire ce genre de travail, mais que celui-ci soit fait par l'état. Et sur quels critères, sur quelles bases, etc..pourra-t-il juger si tel ou tel coach est bon ou pas ? Parce que si c'est pour créer un l'Ordre des Coach, comme tous les autres ordres, je me suis suffisamment exprimée sur le sujet, c'est dangereux, car là l'éthique et la déontologie, l'intégrité, etc...ont beaucoup plus de risques. En revanche, malgré les ratés, comme dans toutes les professions, la logique veut qu'en tant qu'adulte responsable et averti, il y a des questions et des demandes qui doivent aussitôt alerter le futur coaché, et l'inciter s'en aller. Ca n'est pas parce que l'on a un coup de blues qu'on est idiot. Quant à ceux qui tombent dans les griffes des sectes, je pense que peut-être la personne qui se laisse piégée était bien mal et n'a peut-être pas été assez écoutée avant ou l'entourage n'a peut-être pas perçu les signes, ??... qui hélas sont parfois difficiles. Mais je crois que pour les "bons", c'est parce que l'on a du coeur que l'on devient coach et non l'inverse !!




Anne Anh-Dao

Anne Anh-Dao

15/02/2012 à 15:44:57

Précision : Le spécialiste face à la personne qui cherche est " la " bonne personne pour " cette " personne.

Pourquoi je dis ça ? Parce qu'il s'agit de compatibilité bien souvent en plus de la compétence.