Alors que la profession de coach est en plein essor (coaching sportif, coaching de vie, coaching de couple, coaching en entreprise, coaching en développement personnel, etc.), Les entreprises prennent de plus en plus conscience du potentiel d’évolution que ces derniers peuvent offrir à leurs salariés et donc à leur entreprise.
En parallèle, un autre phénomène dangereux lui, se développe actuellement : celui des arnaques et des gourous. En effet, profitant d’une profession en plein développement mais encore non réglementé, de multiples gourous en profitent en se donnant l’image de coachs. Dirigeants, chômeurs, reconversions professionnelles… le mode opératoire est bien souvent le même : déstabilisation morale afin de rendre la personne dépendante et de lui soutirer toujours plus d’argent.
Alors que Mesacosan et sa communauté lutte justement contre ces gourous du bien-être depuis sa création (voir notre texte inaugural « A la recherche du bien-être »), la Miviludes (La mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), vient de publier un guide de conseils pour déceler les dérives sectaires au sein des formations professionnelles. Parmi 50 000 organismes du secteur qui reçoivent chaque année plus de 11 millions de stagiaires, 1500 d’entre eux seraient suspectés de dérives sectaires (d’après les déclarations au Figaro de George Fenech, le président de la Miviludes). Les formations qui cacheraient le plus de faux formateurs seraient notamment celles du développement personnel.
Afin de lutter contre ce fléau, la ministre chargée de l’apprentissage va mettre en place une bibliothèque nationale qui recensera les offres de formations sûres. Ainsi, que ce soit les chefs d’entreprises ou les salariés eux-mêmes, tout le monde pourra se référer à cette liste afin de choisir des formations sereinement.
Au sein de Mesacosan nous nous réjouissons de voir l’Etat prendre en main un secteur en pleine explosion, sur lequel existe une large et profonde demande mais qui pourrait risquer l’asphyxie si des outils de validation, recommandations ou encore des indices de qualité et de sérieux ne sont pas mis en place.
Anne Anh-Dao
01/04/2012 à 09:37:59
@ Pascal : Je n'avais pas vu ta réponse à Démi, je suis vraiment d'accord avec ce que tu dis. " J'ai bien conscience la critique que vous portez à l'ordre des médecins, je pense que c'est d'ailleurs le sens de votre dernier article sur le marketing de la folie. Mais, même si je ne remets pas en cause certaines dérives liées à des conflits d'intérêts qu'il faut dénoncer, la situation sans ordre de la médecine serait bien pire ! " TOUT A FAIT !
" je ne vois pas le problème à ce que, justement, ce travail soit fait par le seul vrai organe démocratique de notre pays, où par des commissions ou organismes nommés par lui. Par qui d'autre sinon ? Je pense que décharger les responsabilités sur les individus est une erreur " : PLUS QUE VRAI !
@ Gwen : " A chacun de savoir être vigilent et grâce à la compétence et l'experience du professionnel, vous allez vite savoir à qui vous avez à faire: à un professionnel ou un charlatan. " : Je le répète souvent, ce n'est pas un titre, une appellation qui justifie la fonction, mais c'est parce qu'on fait montre de compétence et de cohérence que l'on mérite son titre !